Varroa destructor est un petit acarien, parasite du couvain et des adultes. C'est un acarien qui se nourrit de l'hémolymphe (équivalent du sang chez les mammifères) et du corps gras.
Les individus femelles sont attirées par les phéromones des larves de 5 jours, elles pénètrent dans une cellules avec du couvain avant l'operculation (entre 15h avant pour une ouvrière et 45h avant pour une larve mâle) et elle va rentrer dans sa phase de reproduction.
Une fondatrice va pondre entre 60 et 70h après l'operculation, à un rythme d'un œuf toutes les 30 heures. Donc elle pourra donc se multiplier jusqu'à 5 fois dans les cellules d'ouvrière et 7 dans les cellules des faux-bourdons. Le premier œuf sera toujours un mâle, il à une carapace molle et un appareil buccal inadapté à la ponction d'hémolymphe et il ne peut pas vivre hors des alvéoles. Sans pouvoir pathogène, il se limite à la fonction de reproduction de ses sœurs.
Tous les œufs pondus par la fondatrice et elle-même iront se nourrir régulièrement sur la nymphe d'abeille, varroa consomme entre 15 à 25% des réserves de la nymphe.
Lors de l'émergence de l'abeille, les fondatrices vont s'accrocher à celle-ci, il s'agit de la phase phorétique. Cela leur permet de se disséminer à l'extérieur pour pouvoir se reproduire dans une autre cellules. Mais aussi de continuer à se nourrir de son hémolymphe.
Les conséquences pour une abeille et la colonie :
Diminution de l'émergence des nouvelles abeilles, jusqu'à 30% de mortalité des nymphes.
Perte de poids, lésions, diminution de l'immunité donc sensibilité aux infections, inoculation de virus, altération des fonctions cérébrales, malformations, durée de vie plus courte, diminution de la capacité de reproduction pour les mâles.
En période de miellée la population d'abeille est en développement, elle peut supporter une population de varroa croissante, car les individus inaptes seront rapidement remplacés. Par contre en fin d'été le couvain diminue, mais la population de varroa continue de croître (1 varroa dans une cellule de couvain = 5 fondatrices à l'émergence) la situation sanitaire de la colonie peut alors se renverser très rapidement. La population d'abeille fragilisée, possiblement avec des développement de maladies concomitantes, supportera mal l'hivernage, il est donc capital de traiter ses colonies au plus tôt après la miellée d'été afin d'avoir une population d'abeille d'hiver saine. Et de contrôler son niveau d'infestation varroa tout au long de la saison. Estimer le niveau d'infestation permet d'adapter la lutte contre varroa aux réalités du terrain pour déterminer la nécessité d'un traitement, et également de vérifier l'efficacité des traitements utilisés.
